Qu'est-ce que le libre accès?
Le libre accès est la diffusion gratuite des revues savantes sur Internet. Il a les caractéristiques suivantes :
- il s’applique à la littérature exempte de redevances, pour laquelle les auteurs ne reçoivent pas de rémunération financière directe
- il est exempt d’obstacles de prix, comme l’abonnement, les droits de licence, les droits d’utilisation
- il est généralement exempt aussi d’obstacles d’autorisation, comme la plupart des restrictions découlant des droits d’auteur et des licences (mais il faut que les auteurs des travaux soient dûment reconnus).
Le libre accès est le modèle émergent de la communication savante qui devrait beaucoup élargir l’accessibilité aux résultats de la recherche. Le libre accès établira les conditions du « système d’information mondial efficace » qu’a préconisé Arthur Carty, ancien conseiller scientifique national du premier ministre du Canada, dans un article. Dans son article, M. Carty explique que le système comprend à la fois une infrastructure et « ce qui est probablement plus important, une culture de libre accès et de partage ».
Pour savoir plus sur le libre accès:
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Libre accès dans les bibliothèques membres de l'ABRC
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Éditoriale dans le Hill Times sur le libre accès
Document d'information sur le libre accès
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Dépôts institutionnels
- Ressources pour les chercheurs
- Ce que les chercheurs ont a dire au sujet du libre accès:
UBC / McMaster / SFU / University of Toronto / Western
Introduction
La mise en œuvre du libre accès
Qu’en est il du droit d’auteur?
Le contexte canadien
Faits nouveaux
Documents à consulter sur le libre accès
Introduction
Depuis quelques années, les revues savantes s’installent de plus en plus sur la Toile et la plupart de ces revues offrent maintenant une édition électronique sur Internet. Mais il n’y a pas eu de réduction parallèle du prix des revues, ce qui est contraire à ce qui s’est produit pour de nombreux autres types de documents en ligne, pour lesquels le coût a dès lors baissé. Au contraire, les éditeurs commerciaux de revues ont beaucoup augmenté le prix des revues dans certains domaines, à tel point que certains grands éditeurs commerciaux déclarent maintenant une marge de profit de jusqu’à 40 %.
Les bibliothèques de recherche s’efforcent avec difficulté de tenir le coup : le prix moyen de l’abonnement à un périodique pour les plus grandes bibliothèques de recherche est passé de 89,77 $ en 1986 à 283 $ en 2003. Il s’agit d’une augmentation de 315 %, ce qui dépasse de beaucoup l’augmentation de 68 %* de l’Indice des prix à la consommation . De l’avis de beaucoup, l’augmentation rapide du coût des publications savantes a engendré une situation insoutenable car il est impossible pour un établissement universitaire de bien répondre aux besoins d’information du personnel enseignant et des étudiants. La situation est particulièrement critique pour les petits collèges et universités, ainsi que pour les établissements des pays en développement, qui ont de la difficulté à payer les abonnements dont ils ont besoin.
L’Initiative de Budapest pour l’accès ouvert (BOAI) a été l’une des premières visant à favoriser le libre accès et l’ABRC en a été l’un des premiers signataires. La définition du libre accès par la BOAI, dont il a été question ci dessus, est devenue la définition généralement reconnue. Toutefois, il y a d’autres caractéristiques légèrement différentes du libre accès et la notion continue d’évoluer.
* http://www.arl.org/bm~doc/monser05.pdf
La mise en oevre du libre accès
Il y a deux grandes stratégies pour la mise en œuvre de l’accès ouvert : les revues à libre accès et les dépôts à libre accès.
Les revues à libre accès sont celles qui peuvent être consultées grâce à un modèle de commercialisation différent du modèle traditionnel d’abonnement. Voici certains des types les plus courants de modèles pour les revues à libre accès :
1. Modèle du paiement par l’auteur – L’éditeur facture soit à l’auteur, soit à l’établissement de l’auteur, un droit pour la diffusion d’un article dans sa revue. Par exemple, BioMedecinePro.
2. Modèle subventionné – Une subvention d’un gouvernement ou d’une société ou les droits de cotisation servent à payer les frais d’édition. Par exemple, les revues du Conseil national de recherche du Canada. Les revues du CRNC sont offertes gratuitement à tous les Canadiens mais, à l’extérieur du Canada, il faut souscrire un abonnement.
3. Modèle mixte – Il y a de nombreuses revues qui font appel à divers modèles de financement. Par exemple, les revues de l’Association médicale canadienne.
Pour en savoir davantage sur les divers types de revues à libre accès, voir l’article de John Willinsky, Nine Flavours of Open Access Scholarly Publishing.
Les bibliothèques de l’Université de Lund en Suède tiennent un répertoire des revues à libre accès. Il s’agit d’une liste complète des revues savantes qui sont offertes gratuitement sur Internet.
Les dépôts à libre accès sont des dépôts publiquement accessibles dans lesquels les auteurs peuvent eux-mêmes déposer leurs articles. Il y a deux types principaux de dépôt à libre accès :
1. Les archives disciplinaires recueillent et diffusent des articles de revue dans une discipline donnée. L’un des exemples les plus connus de ce type d’archives est arXiv.org e-Print archive. Il s’agit d’un service d’impression électronique dans les domaines de la physique, des mathématiques, des sciences non linéaires, de l’informatique et de la biologie quantitative, situé à l’Université Cornell. Ces archives sont beaucoup utilisées dans le domaine de la physique.
2. Les dépôts institutionnels recueillent et diffusent toute une gamme de documents savants produits par une seule ou plusieurs universités. Depuis quelques années, il y a eu une forte croissance du nombre de dépôts institutionnels dans le monde et au Canada.
Qu'en est il du droit d'auteur
La plupart des éditeurs autorisent les auteurs à déposer un exemplaire de leur document publié dans un dépôt institutionnel ou disciplinaire. Toutefois, les règles d’autoarchivage des éditeurs diffèrent jusqu’à un certain point. Par exemple, certains éditeurs autorisent le dépôt de la version définitive en pdf de l’article publié, tandis que d’autres n’autorisent les auteurs à déposer qu’un seul exemplaire du document avant la préparation de la copie.
Par exemple, Elsevier impose une règle d’autoarchivage qui permet à ses auteurs de déposer une version définitive de leur article, révisé et examiné par un comité de lecture, dans un dépôt à libre accès, mais seulement aux conditions suivantes : la source de la publication (c’est à-dire la référence de la revue) doit être mentionnée; le document archivé doit comprendre un lien vers la page d’accueil de la revue; et on ne peut pas utiliser la version pdf définitive.
Le projet SHERPA à l’Université de Nottingham fait un suivi des règles d’autoarchivage des grands éditeurs de revues et il diffuse sur son site Web les renseignements et les conditions selon lesquels un auteur peut déposer ses travaux.
Le contexte canadien
Au Canada, comme ailleurs, les organismes de financement de la recherche procèdent à une enquête rigoureuse sur les politiques qui obligeraient les chercheurs à donner libre accès à leurs publications.
Le blogue The Imaginary Journal of Poetic Economics de Heather Morrison (Simon Fraser University) et le Digital & Scholarly Blog edité par Adrian Ho (University of Western Ontario) à la fois fournissent une bonne rayonnement des nouvelles touchant le libre accè au Canada.
Le 28 février 2008, L’Association des bibliothèques de recherche du Canada (ABRC) et la Scholarly Publishing and Academic Resources Coalition (SPARC) ont annoncé le lancement de Create Change Canada, une version canadienne du site Web bien connu sur la communication savante au service des chercheurs. On y explique comment la communication rapide et élargie des articles de revue, des données de recherche, des simulations, des analyses et d’autres résultats de travaux contribuent à l’avancement des connaissances. On y présente des moyens pratiques que peuvent utiliser les universitaires dans leur propre intérêt à titre de chercheurs.
Le 10 octobre 2007, le Réseau des bibliothèques de l’Université d’Ottawa, en collaboration avec l’Association des bibliothèques de recherche du Canada (ABRC), a tenu une activité intitulée Libre accès : le nouvel univers de la communication savante. Un auditoire enthousiaste composé de 110 étudiants, professeurs, chercheurs et bibliothécaires y a assisté. Les présentations en PowerPoint, la web diffusion et le fichier audio sont disponibles sur le site Web de l’ABRC avec la Foire aux questions sur le libre accès.
Le Programme de dépôts institutionnels de l'ABRC est un important projet lancé par l’Association des bibliothèques de recherche du Canada qui vise à soutenir la mise en œuvre de dépôts institutionnels dans les établissements universitaires du Canada. Ce projet s’est amorcé à l’automne 2002, et les bibliothèques canadiennes sont heureuses d’y participer.
Faits nouveaux
Généralement, il y a trois bonnes sources sur le Web qui fournissent, résument et analysent les dernières nouvelles dans le monde du libre accès. ils sont:
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Documents à consulter sur le libre accès
Pour une liste complète de documents sur le libre accès, voir Open Access Bibliography de Charles Bailey.





